Le marché international du bois a une répercussion directe sur les prix d’achats proposés aux propriétaires forestiers. C’est ce marché qui fixe les cours plafonds des produits transformés. La valeur des arbres dépend à la fois de la capacité des industriels à valoriser ou à exporter le bois et de la concurrence qu’exercent les importations d’Europe centrale ou du nord, d’Amérique du sud... A cela s’ajoute la parité des monnaies qui peut, en l’espace de quelques mois, doper ou casser des marchés.
Ce préalable étant posé, le prix d’achat d’une coupe est avant tout lié à la qualité des bois proposés. Celle-ci est appréciée de façon globale en fonction de la présence ou non de nœuds, lorsqu’il s’agit du pin ou du peuplier. Elle nécessite par contre une évaluation pied par pied pour une essence comme le chêne ou le noyer. En effet, pour ces espèces nobles, les prix varient de 1 à 15 d’un choix à l’autre et l’acquéreur doit bien appréhender les utilisations potentielles avant de proposer une offre. Lorsqu’il s’agit de vendre un lot de qualité de plus d’une vingtaine d’arbres, le propriétaire a souvent intérêt à solliciter l’appui d’un homme de l’art qui discutera d’égal à égal avec un acheteur.
L’appréciation du volume mis en vente constitue également un paramètre déterminant. Attention, quand il s’agit de bois sur pied, on ne parle pas de cubage mais d’estimation. Celle-ci, que l’on détermine en prenant le diamètre à 1,30m du sol, et en appréciant la hauteur et la décroissance moyenne sur la grosseur, ne donne en effet qu’un volume indicatif. Si ce dernier est erroné, cela peut conduire, selon les cas, à une sous ou sur-estimation du lot.
Le prix d’achat d’une coupe de bois dépend aussi des conditions d’exploitation. Une parcelle inaccessible, des arbres dispersés, un chemin de vidange trop long, une place de dépôt inexistante, une coupe constituée de quelques unités seulement sont autant de facteurs qui font perdre à un lot toute attractivité. Faute d’avoir pu se regrouper avec ses voisins, le propriétaire peut avoir intérêt dans cette situation à envisager, après avoir négocié au préalable un prix par catégorie avec son acheteur, de proposer ses bois bord de route. Lorsque la vente porte sur seulement quatre à cinq pièces, il peut s’avérer intéressant de les scier pour son compte, afin de les vendre plus tard à un menuisier ou un fabricant de meuble.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Martial Hommeau CRPF | 4ème trimestre 2004 | 48 | Economique |