Dans le numéro 46 de Bois et Forêts de Poitou-Charentes, nous avons écrit que "l’indemnisation des dégâts de grands animaux en forêt est systématiquement refusée" par les Fédérations Départementales des Chasseurs, maintenant gestionnaires du compte d’indemnisation des dégâts aux récoltes.
Cependant, ce refus ne doit pas être considéré comme une fatalité et une action en justice peut permettre d’obtenir une réparation financière satisfaisante. C’est pourquoi nous publions cet article à la demande de Monsieur Roquet Montégon, propriétaire forestier sur la commune de La Bussière (86). Celui-ci a obtenu gain de cause en 2001 auprès de la cour de cassation pour des dégâts de cervidés (chevreuils et cerfs) survenus en 1994 sur 10 ha de jeunes plantations feuillues et résineuses.
D’après ce propriétaire, les conditions requises pour que cette procédure aboutisse doivent être les suivantes :
Cette procédure aura duré 7 ans, mais elle a permis au propriétaire de le dédommager des frais de procédure, du préjudice subi et à venir (perte d’avenir). Elle constitue de plus une jurisprudence.
Le seul regret de Monsieur Roquet Montégon est de constater le manque de motivation et d’action des propriétaires sylviculteurs devant les refus d’indemnisation des Fédérations Départementales des Chasseurs.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Bois et Forêts | 4ème trimestre 2004 | 48 | Juridique |