- Des plans de massifs pour dynamiser la gestion forestière des petites propriétés -

La forêt picto-charentaise, privée à plus de 90 %, est extrêmement morcelée. En effet, plus de 220.000 propriétaires se partagent 352.000 ha soit 1,6 ha pour chacun. A cette taille réduite s’ajoute le problème de la parcellisation car chaque propriété est subdivisée en parcelles, le plus souvent séparées et éloignées. Ces deux caractéristiques constituent un handicap pour la gestion forestière et le CRPF a mis en place depuis de nombreuses années diverses actions pour y remédier.

Les plans de massifs constituent l’un de ces outils, qui sera amené à se développer dans les années à venir. Il s’agit de la mise en place concertée et collective d’une stratégie forestière sur un secteur pouvant couvrir de 100 à 1000 ha.

Le principe en est relativement simple. Tout d’abord, un diagnostic est effectué, qui traite des potentialités forestières, du taux de morcellement, du degré de motivation local, de la gestion forestière pratiquée.

Cet état des lieux est présenté aux propriétaires qui définissent eux même les actions collectives à mener. Ils peuvent par exemple émettre le souhait de traiter prioritairement l’aspect « voirie », de se regrouper de manière informelle afin de reconstituer leurs massifs. Ils peuvent également décider d’organiser l’accueil du public, d’améliorer certains peuplements par des interventions conjointes, voire d’enclencher une action plus lourde d’aménagement foncier. Les plans de massifs permettent donc des actions à la carte.

Les techniciens du CRPF, qui effectuent le diagnostic initial, ont pour rôle d’animer et d’accompagner la démarche. Pour que celle-ci réussisse, il s’avère essentiel d’associer les principaux partenaires. Ainsi les Directions Départementales de l’Agriculture et de la Forêt peuvent apporter leur contribution en matière d’aides publiques ou de réglementation. Les élus, qui doivent être des éléments moteurs, interviennent en matière de voirie, de questions foncières ou d’éventuelles contractualisations liées à l’accueil du public. Les opérateurs économiques, notamment les coopératives, participent dès l’amont, afin de permettre un chiffrage précis des actions prévues. Mais avant tout, la motivation des propriétaires s’avère primordiale car il s’agit d’un projet d’initiative locale, donc de leur projet.

Ainsi, les plans de massif constituent clairement une démarche volontaire et concertée, une approche pratique et ciblée sur des sites qui le justifient. L’impact en termes de dynamisation de la gestion ne peut être que positif. C’est la raison pour laquelle le Conseil Régional de Poitou-Charentes a décidé de soutenir cette action qui débutera dès 2003, par le choix de secteurs géographiques prioritaires et par l’enclenchement de l’action sur l’un d’entre eux.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Arnaud Guyon
CRPF
4ème trimestre 2003 44 Economique
Dans la même rubrique
  1. Le séchage est indispensable à la mise en œuvre du bois
  2. Le prix des forêts a progressé entre 2000 et 2006
  3. La filière bois bûche se professionnalise
  4. Regain d’intérêt pour une énergie renouvelable bon marché : le bois
  5. Les coopératives se regroupent pour s’adapter au marché
  6. Bien choisir sa méthode de vente de bois
  7. Le tiers des bois commercialisés en France est destiné à la trituration
  8. La vente bord de route permet de valoriser les bois grâce au tri
  9. De nombreux paramètres influent sur le prix d’achat d’une coupe de bois d’œuvre
  10. Les beaux jours du piquet de châtaignier et de robinier
  11. La filière bois constitue un atout majeur pour la région Poitou-Charentes
  12. Des plans de massifs pour dynamiser la gestion forestière des petites propriétés
  13. Un contrat de vente écrit pour éviter les contentieux
  14. Inflation sur les travaux
  15. La valeur d’une forêt ne dépend pas que du sol et du peuplement
  16. L’ECIF : un nouvel outil de restructuration foncière basé sur le volontariat
  17. Le boisement contribue à protéger la ressource en eau
  18. Toute vente de bois doit être suivie de près
  19. Le chauffage aux granulés de bois fait son entrée en France
  20. L’ECOCERTIFICATION, le prix à payer pour vendre ses bois.
  21. Du concentré de chêne pour bonifier les eaux de vie
  22. Un gisement de bois régional important : les produits connexes des industries
  23. Un taux réduit de T.V.A. accessible à tous
  24. Le peuplier, emballage propre
  25. L’abattage du châtaignier se mécanise
  26. Une embellie sur le marché du chêne
  27. Tonnellerie : des fûts en manque de chênes régionaux
  28. Baisse de la TVA à 5,5 % pour les travaux forestiers
  29. Commercialisation et reconstitution : l’union fait la force
  30. Seules les forêts assurées seront indemnisées
  31. L’élagage du pin maritime est payant
  32. Mécanisation : une machine abat le travail de six bûcherons
  33. Modes de vente : mode d’emploi
  34. Des premiers résultats encourageants pour les Plans de Développement de Massif
  35. L’éclaircie de taillis : un investissement qui rapporte
  36. La Région finance le boisement des périmètres de captage d’eau potable
  37. En populiculture, la valeur n’attend plus le nombre des années
  38. Les 24 millions d’arbres replantés seront à couper d’ici quarante ans
  39. Le bois nouveau pétrole vert ?
  40. Deux nouvelles usines de déroulage de peuplier pour le grand Sud-Ouest
  41. Un film au service de l’éclaircie de taillis
  42. La surface des forêts françaises commence à diminuer
  43. Des reboisements de qualité mais plus économiques
  44. L’industrie du châtaignier s’adapte aux nouveaux marchés
  45. La comparaison économique entre régénération naturelle et artificielle s’avère délicate
  46. La filière peuplier menacée en Poitou-Charentes
  47. Développer les usages du bois sans augmenter les importations
  48. Marais poitevin : le peuplier sur la sellette
  49. Le chauffage aux bûches doit se moderniser pour mériter le titre d’énergie propre
  50. Tempête et incendie : un nouveau contrat d’assurance pour les sylviculteurs
  51. La chasse peut améliorer les revenus forestiers
  52. Une étude confirme l’efficacité des plans simples de gestion
  53. La ressource forestière régionale ne couvre pas les besoins de l’industrie
  54. Feuillus précieux : des marchés réduits, une demande fluctuante
  55. La filière peuplier aide financièrement la replantation
  56. Vente de bois : une cotisation obligatoire pour l’interprofession forestière
  57. L’essor du bois énergie sera-t-il compatible avec la ressource ?
  58. Les plants de peuplier soumis à redevance
  59. La Cotisation Volontaire Obligatoire : quelques précisions importantes
  60. Après les résineux, l’exploitation mécanisée se développe dans les taillis
  61. La tonnellerie charentaise en tête de la production mondiale
  62. Cuber et estimer une coupe est un vrai métier
  63. Des aides financières localisées pour améliorer les peuplements feuillus
  64. Nouveaux financements privés expérimentaux pour relancer la populiculture
  65. Pas de populiculture rentable sans élagage
  66. Le prix du Chêne en forte hausse
  67. L’intervention d’un gestionnaire forestier est un investissement nécessaire
  68. 2000 chênes pour faire renaître un bateau