Le maintien d’arbres morts ou vieillissants a un rôle positif sur la biodiversité et la santé des forêts. Les arbres âgés peuvent être conservés à l’état isolé mais aussi en bouquets, voire en parcelle et même forêt entière.
Ce concept, assez récent, est destiné à retrouver les derniers stades évolutifs des peuplements, ce que ne permet pas une gestion des arbres en fonction de leur exploitabilité économique. Les buts avoués sont de maintenir les habitats typiques des stades matures (gros bois mort – arbre à cavités…) ainsi que leurs espèces végétales et animales associées. La diversité structurale des peuplements s’en trouve grandement améliorée. Avec l’âge, on retrouve une imitation des processus naturels de perturbations. Les arbres chablis créent ainsi des micro–habitats favorables à la flore. Ces vieux peuplements sont particulièrement importants pour les espèces à faible pouvoir de dispersion ou pour celles offrant une bonne tolérance à l’ombre.
Les notions d’îlots de vieillissement et d’îlots de sénescence sont ainsi apparues. Dans le premier cas, l’âge d’exploitabilité des arbres est reculé de une à quelques décennies. La fonction économique de production est donc maintenue car les sujets conservent leurs qualités technologiques et commerciales. Pour les seconds, le peuplement est abandonné à sa libre évolution jusqu’à la mort des vieux sujets. L’expérience montre néanmoins que le renouvellement naturel de la forêt est assuré : les jeunes pousses côtoient les vieux arbres. La surface de ces îlots variant de quelques ares à quelques hectares, ce concept ne trouve pleinement son sens que dans les forêts de plusieurs dizaines d’hectares. Les gestionnaires des grands massifs domaniaux ont ainsi été précurseurs en la matière.
La structure de la propriété privée est quant à elle caractérisée par de petites superficies, où le mélange taillis-futaie est la forme de peuplement la plus répandue. De ce fait, la recommandation la plus acceptable et simple à suivre est de conserver un maillage, aussi bien réparti que possible de 2 à 6 arbres sénescents ou à cavités par hectare.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Alain Persuy-Bois et Forêts CRPF | 1er trimestre 2009 | 65 | Environnement |