L’identification des peuplements se fait à partir des trois grandes catégories suivantes :
| TaillisPeuplements feuillus issus de rejets et présentant moins de 10 tiges individualisées par ha d’un diamètre supérieur à 27,5 cm. |
| Futaies régulièresPeuplements issus de graines ou de plants et dont les arbres ont tous le même âge (y compris peupleraie et noyeraie). Par extension, les futaies sur souches composées d’anciennes tiges de taillis individualisées et ayant l’aspect d’arbres de futaie appartiendront à cette catégorie. |
| Peuplements irréguliersPeuplements comportant une ou plusieurs essences et dont les arbres sont d’âges différents. Sont regroupés dans cette catégorie les futaies irrégulières et les mélanges taillis-futaie. |
La description minimum d’un peuplement se fera par référence au critères retenus et présentés dans le tableau ci-dessous et suivant des modalités présentées en fin de cette page :
| Peuplements irréguliers | ||||
| Type de -> peuplement | Taillis simple | Futaie régulière | Taillis ou sous étage | Futaie |
| Essence dominante | A noter | A noter | A noter | A noter |
| Age des arbres à 5 ans près | A noter | A noter | A noter | |
| Hauteur dominante | A noter | |||
| Grosseur moyenne | A noter | |||
| Nombre d’arbres/ha | A noter | |||
| Surface terrière G | A noter | |||
| Qualité et état sanitaire | A noter | A noter | A noter | A noter |
Une fois le peuplement défini, sa description complète se fera en fonction des différents critères abordés dans les chapitres suivants.
C’est l’essence la plus abondante dans le peuplement.
Si une espèce est présente à plus de 80 %, elle sera la seule à être désignée. En cas de mélange, on citera les principales essences en indiquant leur proportion en 1/10ème.
On le détermine soit à partir d’une référence connue (année de la dernière coupe rase, date de plantation ou de semis) soit en comptant les cernes sur des arbres abattus (éclaircie, coupe sanitaire) ou sur un échantillon extrait à l’aide d’une tarière de
Pressler.
Il s’exprime généralement par tranches de 10 ans sauf pour les taillis et les peupleraies pour lesquels on utilisera respectivement des tranches de 5 ans et l’âge exact.
La hauteur dominante du peuplement ou de l’essence « objectif » se mesure sur les plus gros arbres. Associée à l’âge du peuplement, elle devient un bon indicateur de la fertilité de la station.
Dans la pratique, le propriétaire peut fabriquer un outil de mesure simple : la croix du bûcheron. Deux baguettes de bois d’égale longueur, 30 cm par exemple, sont tenues l’une parallèlement au sol près de l’oeil, l’autre verticalement au bout de la première. L’observateur se déplace en visant jusqu’à confondre le pied et le sommet de l’arbre avec les extrémités de la baguette verticale. A ce moment là, il se trouve à une distance de l’arbre égale à sa hauteur. Des appareils sophistiqués existent dans le commerce pour prendre cette mesure. Le prix de ces dendromètres est supérieur à 300 €.
C’est la dimension d’un arbre, exprimée en diamètre pris à 1,30 m du sol, ou en circonférence mesurée à 1,50 m. Le diamètre moyen est calculé à partir des mesures prises sur 30 arbres contigus.
Pour les jeunes plantations, le tableau ci-dessous permet de déterminer la densité du peuplement.
Il faut disposer de deux données :
La densité du peuplement correspond à l’intersection de ces deux données dans le tableau.
Pour les peuplements naturels, il faut délimiter des placettes sur le terrain. Elles peuvent mesurer de 1 are (10 m x10 m) pour des jeunes semis à 10 ares (carré de 32 m de côté ou cercle de 18 m de rayon) pour une jeune futaie ou un peuplement irrégulier. Pour chaque placette on compte les arbres présents.
Les peuplements sont rarement homogènes, aussi il est toujours bon de répéter l’opération à plusieurs endroits de la parcelle avant d’en tirer une moyenne.
C’est la somme des sections à 1,30m de l’ensemble des troncs des arbres qui composent 1 ha de peuplement.
Cette grandeur est liée au volume sur pied du peuplement. Par exemple, pour un taillis, le produit de la surface terrière par sa hauteur donne une estimation de son volume en m3. Elle s’exprime en mètres carrés par hectare. La surface terrière est symbolisée par la lettre G et se mesure avec une jauge d’angle.
La jauge d’angle est un outil simple que l’on peut fabriquer soi-même.
Pour mesurer la surface terrière d’un peuplement, se placer en un point fixe défini sur plan, soit au hasard, soit systématiquement.
A l’aide de la jauge d’angle, viser tous les arbres en faisant un tour d’horizon sur soi-même. La cordelette doit être bien tendue et son extrémité placée sous l’oeil.
Avec l’encoche, on vise les troncs à 1,30 m de haut.
Trois cas se présentent :
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| ||
| Le diamètre apparent de l’arbre dépasse l’encoche Sa valeur est égale à 1 | Le diamètre apparent de l’arbre est égal l’encoche Sa valeur est égale à 0,5 | Le diamètre apparent de l’arbre est inférieur l’encoche Sa valeur est égale à 0 |
La surface terrière est égale à la somme des valeurs obtenues sur l’ensemble du tour d’horizon.
Dans un peuplement irrégulier (taillis avec réserves, futaie irrégulière), la répartition des tiges dans des classes de grosseur, exprimée en pourcentage, permet de connaître la structure du peuplement.
Cette répartition s’obtient en notant le nombre :
C’est un facteur primordial qui s’intègre au diagnostic d’un peuplement et sans lequel il n’est pas possible de parler de son avenir et de sa gestion.
On la détermine en tenant compte de :
Par commodité, on caractérise la qualité d’un peuplement par un adjectif : bon, moyen ou médiocre. Cette indication peut être utilement complétée pour les peuplements adultes en désignant le type de produit escompté à terme (palette, charpente, menuiserie, …)
La présence de défauts sur le tronc (gélivure, dégâts d’animaux,…) et les problèmes sanitaires constatés seront systématiquement indiqués.
Le renouvellement naturel des peuplements sera noté dans cette rubrique en mentionnant plus particulièrement :
Elle consiste à estimer la surface terrière et à déterminer la répartition des bois par catégories de grosseur dans chaque peuplement homogène.
Seuls les feuillus nobles*, qu’ils soient de franc pied ou sur souche, les pins et les douglas, dont le diamètre à 1,30 m est supérieur à 17,5 cm, sont pris en compte. Les mesures sont prises à raison d’un point par 0,5 ha.
*Chênes pédonculé et rouvre, frêne, hêtre, érables plane et sycomore, tilleul, merisier, fruitiers divers et châtaignier de franc pied.
Elle se fait en deux tours d’horizon à partir de chaque point d’arrêt. Au premier tour d’horizon, on mesure la surface terrière à l’aide de la jauge d’angle. Au deuxième tour, on repère les 15 à 20 tiges d’essences « objectifs » les plus proches et on les répartit dans les différentes classes de diamètre.
On profite de chaque arrêt pour noter la qualité des bois, la composition du taillis ou du sous-étage, la présence de régénération, …
Quand les résultats des mesures sont relativement proches les uns des autres, on indique la moyenne de la surface terrière et la répartition des tiges en pourcentage dans chaque catégorie.
Nota : pour les peuplements de Chênes rouvre et pédonculé dominants, cette description pourra être réalisée en se référant à la typologie des peuplements de chêne de la région Centre.