- Inflation sur les travaux -

L’année 2002 a vu le démarrage de nombreux chantiers de nettoyage en vue de la reconstitution des peuplements. Les essences concernées sont principalement le peuplier, le chêne et les résineux. Il a semblé intéressant de faire un constat des coûts d’intervention et des techniques utilisées.

Globalement, les prix des travaux sont élevés et diffèrent peu quel que soit le matériel utilisé ou l’essence considérée. Par contre, le degré d’encombrement de la parcelle (papeterie ou taillis non exploité) et le brûlage alourdissent sérieusement la facture. D’une manière générale, les coûts augmentent régulièrement alors que le montant de la subvention nettoyage reste fixe. Cela est particulièrement vrai pour les futaies de chênes. Les entreprises de travaux ayant un carnet de commandes bien rempli, il est difficile de faire jouer la concurrence. En fait, il semble que les coûts des travaux soient plutôt facturés en fonction des montants forfaitaires d’aides.

Les nouveaux matériels de nettoyage (broyeur lourd, râteau andaineur, rogneuse de souches, cisaille à souches) sont spécialement adaptés aux conditions difficiles de l’après tempête, malgré tout, leur rendement n’atteint pas 1 hectare par jour. Ils doivent allier robustesse et puissance pour réaliser un travail de qualité. Souvent équipés de chenilles, ce qui complique les déplacements d’un chantier à l’autre, ils sont d’un entretien coûteux (forte usure, pannes…).

Les broyeurs lourds sont des engins coûteux mais aucune souche ne leur résiste.
Les broyeurs lourds sont des engins coûteux mais aucune souche ne leur résiste.

Les techniques constatées sur le terrain font appel soit à un seul type de matériel, soit à une combinaison de deux outils. Dans le cas des jeunes boisements résineux non exploités ou des peupleraies, un broyage en plein suffit. Les rémanents de coupe et les souches renversées peuvent tout autant être disposés en andains grâce à un râteau. Par contre, la rogneuse de souches ou la cisaille à souches doivent être associées à un broyeur ou à un râteau. Les andains sont alors de dimensions beaucoup plus modestes.

Il faut souligner que ces techniques sont beaucoup trop coûteuses pour des parcelles non sinistrées.

Inflation sur travaux

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Mathieu Bergeron André Thillou
CRPF
2ème trimestre 2003 42 Economique
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