La liste régionale des clones de peupliers éligibles aux aides de l’Etat est régulièrement mise à jour. Depuis le 3 mai 2000 onze peupliers sont subventionnables dans les plantations en Poitou-Charentes. Le populiculteur dispose ainsi d’un large choix pour adapter au mieux le clone au terrain. Bien sûr, il est recommandé en cas de plantation sur une surface de plus de 3 hectares d’utiliser plusieurs sélections pour limiter l’impact des agents pathogènes majeurs comme les diverses rouilles.
Dans les sols à plan d’eau proche de la surface (50 à 80 cm à l’étiage) le « Blanc du Poitou » est le mieux adapté. Le ‘Dorskamp’ convient également.
Si le niveau de la nappe est plus bas (80 à 120 cm), le choix est à faire entre le « Dorskamp » le « I.45.51 » et le « I.214 », en évitant de planter ce dernier sur les sols tourbeux , à cause du risque de fente à l’abattage. Dans les sols riches à dominante limoneuse, l’ « Alcinde », clone moins connu, se développe parfaitement. De même, le « Flévo » demi-frère de « Dorskamp » ainsi que le « Triplo » caractérisé par la rectitude de son tronc, sont utilisables.
Pour les sols à nappe plus profonde, proche de 150 cm, le choix se limite au ‘Dorskamp’, au ‘I.45.51’ et au ‘I.214’ avec travail du sol obligatoire en entretien pour ce dernier.
Enfin, les sols dits « séchants » où l’eau se situe à l’étiage à plus de 150 cm représentent un contexte difficile. Ils ne peuvent être mis en valeur qu’en utilisant le ‘Dorskamp’, le ‘I.214’ ou le ‘I.45-51’, en travaillant obligatoirement le sol autant avant plantation qu’en entretien.
Quant aux quatre derniers clones composant la liste, leur utilisation demande de la prudence. L’« Unal » et le « Raspalje », peupliers interaméricains, globalement tous sensibles aux attaques de rouille, peuvent convenir dans les stations à texture équilibrée où l’eau se situe à l’étiage entre 100 et 150 cm de profondeur.
Le « Koster », arbre à tronc très droit, possède une bonne tolérance aux maladies foliaires. Il semble plastique vis à vis du sol, mais demande à être un peu mieux connu.
Le « Bœlare », interaméricain, est placé sous surveillance sanitaire. Son avenir semble compromis.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Bruno Jarny CRPF | 3ème trimestre 2002 | 39 | Essences |