Bois et Forêts : M Bonnet, comment se porte le marché du chêne ?
Jean-François Bonnet : Le marché actuel du chêne reste porteur pour deux raisons. Tout d’abord, le secteur de la construction reste très dynamique. Ensuite, l’offre de grumes est nettement inférieure aux besoins de la filière. La demande est donc soutenue pour toutes les qualités et les prix d’achat orientés à la hausse. Pour les sciages courants, à savoir l’avivé ou la charpente, les prix retrouvent les niveaux de 1999, avec une augmentation dans certains cas, d’environ 10 %. Dans les qualités supérieures, plots et merrains, cette progression atteint globalement 20%.
B. & F. : Quels sont vos souhaits en matière d’approvisionnement ?
J-F B. : Nos grumes de chêne proviennent principalement du Centre de la France, ainsi que du Val de Loire, régions plus épargnées par la tempête de 1999. Pour ne parler que de la région Poitou-Charentes, le Nord Poitou reste un gisement encore très intéressant. L’offre de bois très variable d’une année sur l’autre et mal répartie sur l’ensemble de l’année complique la gestion de nos approvisionnements.
B. & F. : La certification forestière est-elle un de vos critères d’achat ?
J-F B. : Nos clients sont de plus en plus demandeurs de produits certifiés PEFC. Cela nous amène à nous approvisionner de préférence auprès des propriétaires qui adoptent cette démarche.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Bois et Forêts CRPF | 3ème trimestre 2008 | 63 | L’Interview |