La période pendant laquelle la plupart des pépiniéristes et des entrepreneurs de travaux forestiers réalisent les plantations, s’étend généralement du mois d’octobre au mois de mai.
Pour les plants à racines nues, l’automne et l’hiver restent les saisons les mieux adaptées. Les plants peuvent être stockés en jauge sur les chantiers plus longtemps, si les conditions météorologiques ne permettent pas une plantation immédiate. Les manipulations de plants présentent moins de risques de dessèchement des racines : les températures sont le plus souvent basses et l’ensoleillement moins agressif. Pour une essence comme le douglas, la protection du système racinaire est de ce point de vue primordiale. Les plantations d’automne sont à privilégier dans les sols sains. Elles laissent le temps au terrain de bien se tasser autour des plants et d’éliminer les poches d’air résiduelles consécutives aux travaux du sol (important pour les plantations en terrain argileux). L’activité racinaire peut ainsi démarrer dès le mois de janvier.
Si le propriétaire a choisi des plants en godets, leur mise en place ne pose généralement pas de problèmes de septembre à mars, sous réserve que le terrain soit frais : la motte protège les racines du vent et du soleil et le stockage ne nécessite aucune mise en jauge. Néanmoins, si le printemps est sec comme ce fut le cas en 2005 et 2006, les plants installés après la mi-avril auront plus de mal à démarrer dans de bonnes conditions et le taux de reprise peut rapidement s’avérer catastrophique.
Le cas du peuplier reste particulier : l’installation des plançons est généralement réalisée entre février et fin avril en raison de l’accessibilité des terrains. Les vallées étant souvent inondées en hiver ou au début du printemps comme en 2006, les plantations ne peuvent se faire qu’après la baisse du niveau des eaux. Cependant, dans les parcelles où le risque de crue est limité, les peupliers peuvent tout à fait être installés dès la fin de l’année.
Ainsi que le rappelle le dicton populaire selon lequel « à la Sainte Catherine, tout arbre prend racine », les plantations d’automne sont donc à privilégier. Mais moyennant quelques précautions et des conditions météorologiques favorables, il est tout à fait possible d’envisager des plantations jusqu’à la mi-avril. Au-delà, le risque d’échec étant trop important, il vaut mieux envisager de repousser la plantation jusqu’à…l’automne suivant.
Attention la motte des plants demande souvent à être humidifiée par trempage ; les plants à racines nues doivent être pralinés.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Yves Lacouture, Mathieu Bergeron CETF 16 | 4ème trimestre 2006 | 56 | Technique |