La régénération naturelle présente plusieurs avantages environnementaux par rapport à une plantation. Elle garantit le maintien du patrimoine génétique de l’essence à régénérer, augmente la richesse en espèces végétales et limite les atteintes aux sols.
Lorsque les semenciers sont adaptés à la station, leur descendance conservera ces caractéristiques. Le futur peuplement doit ainsi mieux résister aux divers aléas : sécheresse, attaques parasitaires, … Attention néanmoins à ne pas régénérer des essences inadaptées à la station. C’est souvent le cas du chêne pédonculé dans la région. Il faut par contre savoir que la régénération naturelle ne permet pas de bénéficier des progrès de l’amélioration génétique en matière de rectitude, vigueur, branchaison…
Au cours de la phase de régénération, le développement d’autres espèces végétales est favorisé par l’ouverture progressive du couvert, qui entraine une mise en lumière du sol. Diverses essences peuvent s’installer, telles que les charmes, fruitiers forestiers, frêne… Les travaux ultérieurs de dégagement et de dépressage permettront au sylviculteur de favoriser ces essences d’accompagnement. Celles-ci favorisent une meilleure résistance du peuplement aux aléas climatiques et sanitaires. Elles gainent également le tronc de l’essence objectif, réduisent la branchaison et améliorent ainsi la qualité du bois.
La mise en oeuvre d’une régénération naturelle évite l’utilisation d’engins lourds pour préparer les sols. Tout au plus, un crochetage superficiel suffit à faciliter la levée des semis. Pendant l’exploitation des semenciers et les premières années d’entretien, le tassement du sol se limitera aux cloisonnements d’exploitation et aux layons sylvicoles. Ces chemins constituent autant de milieux ouverts favorisant la biodiversité.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| S LAGLAINE - E SINOU CRPF | 3ème trimestre 2011 | 75 | Environnement |