Le prix d’une parcelle boisée résulte de divers critères, il est étroitement liée au pari que fait l’acheteur sur la valorisation future de ce bien. Il n’existe donc pas de grilles d’appréciation qui permettent de l’estimer précisément. Pour le calcul, on additionne deux valeurs distinctes, celle du sol appelée « fonds » et celle du peuplement ou « superficie ». D’autres critères tels que la chasse, l’accessibilité, … interviennent également.
Le fonds correspond à ce qui reste après une coupe rase, c’est à dire le sol, les souches, l’humus. Il inclut aussi les chemins forestiers et le cas échéant une maison forestière lorsque son utilisation est directement liée à la gestion de la forêt. La valeur du fonds est fixée par comparaison avec les transactions enregistrées localement. Dans notre région, elle varie couramment de 450 à 750 €/ha pour les taillis et de 900 € à 1500 €/ha pour les peupleraies.
La valeur du peuplement forestier en place dépend largement des essences, de l’âge des arbres, de leur qualité et du type de traitement sylvicole appliqué. Si l’on prend l’exemple d’une plantation récente, l’estimation de la « superficie » sera basée sur son prix de revient, entretiens compris, et capitalisé jusqu’au jour de l’estimation.
Dans le cas d’un taillis ou d’une futaie proche de la maturité, il est plus courant de calculer la « valeur d’attente ». Cette démarche conduit, à l’inverse de la précédente, à obtenir la valeur actuelle à partir de la valeur finale escomptée. Si le peuplement est mûr, la valeur de la superficie est égale à la valeur des bois sur pied.
D’autres critères peuvent être pris en considération : le montant des frais notariés, rédhibitoire pour les petites parcelles, la suppression d’enclaves, l’obtention d’un droit de chasse, l’opportunité d’agrandir sa propriété…
Le marché des immeubles forestiers est localement perturbé depuis la tempête de décembre 1999, l’offre ayant augmenté notablement pour les parcelles de petite surface. Enfin, un acheteur potentiel peut attribuer à un bien, une valeur sentimentale difficilement chiffrable.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Martial Hommeau CRPF | 4ème trimestre 2002 | 40 | Economique |