- Le bois de chauffage : le bois-bûche -

« La Région Poitou-Charentes s’est fixée comme ambition de respecter le Protocole de Kyoto à l’échelle du territoire. Pour atteindre cet objectif, la Région, en partenariat avec l’ADEME, a initié la démarche INITIATIVES CLIMAT qui vise, entre autre, à encourager la diminution des consommations d’énergies fossiles. Dans cette optique, la promotion du bois-énergie auprès des particuliers apparaît comme une action essentielle. »




-Redécouvrir le bois

Avec le renchérissement des énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz, le chauffage au bois connaît aujourd’hui un regain d’intérêt. Chaudières, cuisinières, poêles, inserts, foyers fermés peuvent aujourd’hui concilier agrément, confort et économie d’énergie. Bien connaître le bois de chauffage pour mieux l’utiliser, telle est la vocation de cette brochure et le but des professionnels regroupés autour de la charte Qualiflam’bois.




-Une énergie renouvelable

Le chauffage au fuel ou au gaz naturel, libère du gaz carbonique dont le carbone était stocké dans le sous-sol depuis des millions d’années. La combustion de ces énergies fossiles contribue ainsi à l’augmentation du taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. A l’opposé, la combustion du bois ne libère dans l’atmosphère que le carbone stocké progressivement par les arbres au cours de leur croissance. Ce carbone sera à nouveau fixé par la génération d’arbre à venir dans les forêts gérées durablement, comme c’est le cas dans les forêts françaises. Ce processus ne participe donc pas à l’augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. En outre, il faut savoir que la ressource française en bois de chauffage est loin d’être exploitée puisqu’on estime que l’accroissement biologique annuel de nos forêts est de plus de 80 millions de mètres cubes et que l’on exploite seulement les deux tiers de cette production.




-Le bois : une véritable énergie

L’utilisation d’un stère de bois-énergie permet d’économiser environ entre 1 100 et 1 800 kWh d’énergie fossiles (en fonction de l’humidité du bois) et d’éviter ainsi l’émission de 0,25 à 0,4 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

- Le conseil des professionnels -
Vous pouvez évaluer le volume de bois qui vous sera nécessaire en remplacement de votre consommation habituelle de fioul.



-Bien connaître le bois

Un kilogramme de bois sec fournit en brûlant une quantité d’énergie à peu près constante quelle que soit l’essence. Mais les feuillus durs, comme le chêne ou le charme sont des bois denses, ils fournissent donc plus d’énergie au stère. Les feuillus tendres, plus légers, ont une combustion plus rapide et résistent mal aux mauvaises conditions de stockage.




-Brûler du bois sec

Pour un bon rendement, il est impératif de brûler du bois sec. La combustion du bois humide produit moins de chaleur (une partie de l’énergie sert à évaporer l’eau) et provoque le goudronnage des cheminées et des chaudières. Sur pied, le bois peut contenir 50 % d’eau voire plus. Après abattage, il faut attendre environ douze mois pour que les rondins ne contiennent plus que 25 % d’eau. Et ce n’est généralement qu’après 24 mois qu’ils peuvent être qualifiés de bois sec, le taux d’humidité sera alors de 15 % s’il a été stocké à l’abri et autour de 20 % lors d’un stockage à l’extérieur. L’idéal est de placer les rondins sous un abri, dans un endroit aéré et exposé au soleil.

- Le conseil des professionnels -
Le bois sec étant rare sur le marché, il est conseillé d’acheter son bois à l’avance et de le stocker afin de le laisser sécher. D’autre part, si le bois est fendu ou coupé en petites longueurs il sèchera beaucoup plus vite.



-Quelques règles d’achat

  • Mesurer la largeur du foyer de la cheminée, de l’insert ou de la chaudière afin de commander du bois d’une longueur inférieure.
  • Vérifier la quantité à la livraison
  • Certaines formes de conditionnement se sont largement développées au cours des dernières années : le stère cerclé a un diamètre moyen de 1,13 mètre, le bois palettisé est conditionné par 1,5 stère. Ces modes de conditionnement permettant au client de controler la quantité livrée.


- Le conseil des professionnels -
Prévoir le lieu de stockage le plus accessible possible pour limiter les manipulations contraignantes.



-Une seule unité : le stère

Le stère est la seule unité légale reconnue et comprise de tous. C’est la quantité de bois d’un mètre de longueur contenue dans un cube d’un mètre de côté. Il s’agit d’un volume apparent. Bien sûr, plus les bûches sont grosses et droites, moins il y a de vides dans un stère et plus le volume réel de bois est important. Il faut éviter les autres unités, comme la corde qui varie d’une région à l’autre.

Important : lorsqu’on recoupe les bûches d’un stère, le volume apparent diminue car les vides sont mieux occupés.


1 m³
Le stère initial en
bûches d’un mètre
de longueur occupe
par définition un volume
apparent d’1 m³ apparent.



0,7 m³

Il n’occupe plus
que 0,8 m³ de volume
apparent une fois que les
bûches sont decoupées en
0,5 mètre de longueur …



0,5 m³

… et plus que
0,7 m³ de volume
apparent si les bûches
sont recoupées en 0,33 mètre.



-Recommandations techniques

- Les risques -
  • Mauvais tirage
    Le tirage est principalement fonction du diamètre, de la hauteur des conduits de fumée et de la différence de température entre l’entrée et la sortie.
  • Goudronnage et bistrage
    La combustion du bois produit principalement du gaz carbonique (CO2) et de la vapeur d’eau. Toutefois, une combustion imparfaite, liée à une mauvaise installation ou à l’utilisation de bois humide, entraîne la production de gaz de pyrolyse. Lors du refroidissement dans le conduit de fumée, ces gaz se condensent et deviennent des « goudrons » corrosifs. Ces liquides peuvent diffuser à travers les boisseaux de la cheminée et faire des taches : c’est le bistrage. Ce phénomène se produit sur des conduits mal isolés, donc trop froid sur la paroi intérieure.
  • Incendies de cheminées
    S’il y a accumulation de goudrons dans le conduit de fumée et une forte combustion dans le foyer (période de froid), il peut se produire une propagation des flammes dans le conduit. Si l’étanchéité du conduit est insuffisante, en particulier aux traversées des planchers et charpentes, ces « feux de cheminée » peuvent provoquer des incendies. Pour éviter ces incendies, il faut ramoner régulièrement le conduit de fumée deux fois par an au minimum. Cette opération améliorera également le tirage.

- Appareil de chauffage, règles de pose, avantages fiscaux -

Préférer les matériels de chauffage bénéficiant du Label « Flamme Verte » http://www.flammeverte.com . Ils garantissent à l’utilisateur les plus hautes performances énergétiques et environnementales. Tout appareil doit être installé dans les règles de l’art. Il est donc recommandé de faire appel à un professionnel. Vous pouvez également vous informer auprès des espaces info énergie : 0 820 200 141. L’achat d’un appareil de chauffage ou d’une chaudière à bois peut être aidé par des dispositions fiscales intéressantes – se renseigner auprès de son centre des impôts pour connaître les règles en vigueur au moment de l’achat.


-L’engagement Qualiflam’bois

Des professionnels du bois de chauffage se sont engagés à respecter une charte de qualité au sein de l’Association Qualiflam’bois. Elle garantit aux clients les points suivants :

1. Information sur le groupe d’essence auquel appartient le bois livré.
2. Information sur le taux d’humidité du bois : bois vert, bois sec.
3. Respect des volumes annoncés à la livraison ainsi que des dimensions minimales et maximales des bûches.
Extrait charte Qualiflam’Bois