Le Cèdre de l’Atlas, à ne pas confondre
avec le Cèdre du Liban, est un résineux
au fût droit. Il peut dépasser 30 m de
hauteur et présente une cime pyramidale
s’étalant avec l’âge (« table »).
Son écorce, brune à gris foncé présente
des crevasses sinueuses quand il est âgé.
Les aiguilles de 1,5 à 2 cm sont isolées
sur les rameaux longs et agencées en
rosettes sur les rameaux courts.
La floraison du Cèdre a lieu en
septembre. Les fruits sont des cônes
dressés de 5 à 8 cm de long qui se
désarticulent à maturité.
Le Cèdre de l’Atlas, bien qu’essence de demi-ombre dans sa
jeunesse, est un adepte des climats lumineux à étés secs. Il supporte
les fortes sécheresses estivales et tolère les hivers froids tant que
la température ne descend pas en dessous de - 20° C.
Grâce à son enracinement pivotant et puissant, le Cèdre de l’Atlas
croît dans des sols superficiels calcaires si la roche est fissurée.
Il donne les meilleurs résultats dans les sols meubles et profonds à pH
légèrement acide à neutre et redoute les sols argileux ou limoneux
compacts ou présentant des traces d’hydromorphie.
Le cèdre est sensible aux abroutissements des lapins et des lièvres dans
son jeune âge.
Ses principaux ennemis sont des insectes (chenilles processionnaires des
pins, tordeuse et puceron du cèdre) et le fomès, champignon parasite
des racines.
Le Cèdre de l’Atlas est un arbre à croissance initiale lente, qui ne
supporte pas la concurrence herbacée
dans sa phase d’installation. Sa productivité
varie entre 3 et 12 m3/ha/an dans les régions
méditerranéennes pour une exploitation qui
se situe entre 80 et 100 ans.
Son bois à coeur rouge est odorant, durable
et présente des qualités mécaniques
élevées (sauf la résistance aux chocs). Il est
principalement utilisé en charpente, menuiserie
(intérieure et extérieure) et ébénisterie.
Les cèdres sont très utilisés pour
l’ornement des parcs. Ils sont par
contre encore peu utilisés par les
forestiers.
Le Cèdre de l’Atlas possède
d’excellentes potentialités d’adaptation
et de production dans notre région
comme en témoignent les quelques
peuplements adultes présents en
Deux-Sèvres et en Vienne.
| Objectifs | Age d’exploitabilité | Densité finale par ha | Circonférence d’exploitabilité |
| Futaie régulière bois d’œuvre Itinéraire à privilégier pour les boisements des terrains nus à sols profonds ou à roche mère fissurée les reboisements des taillis de chêne pubescent sur calcaires fissurés | 80/100 ans | 200/250 tiges | A partir de 150 cm |
| Opérations/Situations | Landes, friches et terres agricoles | Transformation des taillis | |
| Taillis peu dense | Taillis dense | ||
| Travaux de reboisement | Débroussaillement ou destruction chimique préventive de l’herbe sous-solage obligatoire des lignes de plantation discage | Coupe rase soignée ou arasement des souches dévitalisation des souches sous-solage obligatoire des lignes de plantation | Dessouchage en plein puis idem friches et landes |
| Densité et plants | Plantation de 1 100 plants/ha ; plants en motte de 1+0G. Godet à grand volume (plus de 400 cm3) provenances CAT900 (France) pose de filets de protection individuelle en présence de lapins ou de lièvres | ||
| Entretiens | Destruction impérative de l’herbe pendant quatre ans minimum par voie mécanique. Le cèdre est très sensible aux herbicides. | ||
| 1ère éclaircie | Aux alentours de 30 ans, laissant 800 à 850 tiges/ha avec désignation des arbres de place (environ 200 à 300/ha) |
| Éclaircies suivantes | Rotation : aux alentours de 10 ans intensité enlevant 20 à 25 % du nombre de tiges à chaque passage au profit des arbres de place |
| Élagage | Recommandé au moins sur les arbres de place, cet élagage s’effectue en deux temps 1ère intervention sur 3 m quand les arbres atteignent 8 à 10 m de haut sur un minimum de 400 t/ha puis sur 5,5 m juste après la 1ère éclaircie sur les arbres de place (déjà élagués) |
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