« La Région Poitou-Charentes s’est fixée comme ambition de respecter le Protocole de Kyoto à l’échelle du territoire. Pour atteindre cet objectif, la Région, en partenariat avec l’ADEME, a initié la démarche INITIATIVES CLIMAT qui vise, entre autre, à encourager la diminution des consommations d’énergies fossiles. Dans cette optique, la promotion du bois-énergie auprès des particuliers apparaît comme une action essentielle. »
La grande majorité du bois énergie est encore consommée sous forme de bûches. Mais le chauffage au bois déchiqueté est en pleine expansion depuis une vingtaine d’années car il n’a pas les inconvénients souvent reprochés au chauffage bois bûches : manutention importante, irrégularité de la production de chaleur et autonomie trop courte.
Les chaudières automatiques à bois déchiqueté* utilisent une matière première qu’il convient de bien connaître avant d’investir dans ces systèmes de chauffage. C’est l’objet de cette brochure informative éditée par des producteurs professionnels de combustible bois regroupés autour de la charte Qualiflam’bois. La charte détaillée pour la qualité des plaquettes forestières est disponible sur demande au siège de l’association.
* Le bois déchiqueté est aussi appelé plaquettes forestières.
La combustion du fuel ou du gaz naturel transforme du carbone
(qui était stocké dans le sous-sol depuis des millions d’années) en
gaz carbonique (CO2) qui est un gaz à effet de serre.
La combustion à base de ces énergies fossiles contribue donc à l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
A l’opposé, la combustion du bois ne libère dans l’atmosphère que le carbone stocké progressivement par les arbres au cours de leur croissance.
Ce carbone sera à nouveau fixé par la
génération d’arbre à venir dans les
forêts gérées durablement, comme
c’est le cas dans les forêts françaises.
Ce processus ne participe donc pas à l’augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
En outre, il faut savoir que la ressource française en bois
de chauffage est loin d’être exploitée, puisqu’on estime que
l’accroissement biologique annuel de nos forêts est de plus de
80 millions de mètres cube et que l’on exploite seulement les deux
tiers de cette production.
Les plaquettes sont produites avec des broyeurs déchiquetant du bois pouvant provenir de plusieurs sources :
Ces plaquettes sont des petits morceaux de bois aplatis dont
la longueur n’excède pas 100 mm pour les plus grossières. La
dimension la plus courante se situe entre 20 et 50 mm.
Les morceaux trop longs (queues de déchiquetage) peuvent poser des problèmes dans les alimentations automatiques des chaufferies. Le produit ne doit pas contenir d’impuretés : cailloux ou métal. Les bois traités ou exotiques sont à exclure.
Les deux caractéristiques des plaquettes les plus importantes pour l’alimentation d’une chaufferie sont :
C’est la quantité d’énergie obtenue par la combustion d’une unité de poids du bois : elle peut être mesurée en kWh/tonne. Elle varie très peu en fonction de l’essence, mais varie énormément en fonction de l’humidité du produit :
Les différentes essences ont des pouvoirs calorifiques très voisins par unité de poids mais peuvent avoir des densités différentes. Le peuplier étant plus léger que le châtaignier, il faudra trois mètres cube de plaquettes de peuplier pour fournir la même énergie que celle fournie par deux mètres cube de châtaignier.
Pour connaître approximativement la consommation annuelle d’une chaufferie bien dimensionnée dans notre région ; on divise par deux la puissance en kW de la chaudière et on obtient le nombre de tonnes consommées par saison de chauffage.
Les producteurs de plaquettes stockent le combustible dans
un hangar abrité de la pluie et ventilé sur au moins un côté : la
ventilation naturelle est indispensable si le bois est broyé frais.
Elle permet d’évacuer l’humidité et la chaleur dégagées par le
début de fermentation du bois.
Chez l’utilisateur le silo de la chaufferie doit être facilement accessible aux camions ou tracteurs pour la livraison (problèmes de gabarits et de réseaux aériens).
L’ouverture du silo doit être conçue pour un bennage et un
remplissage aisés.
Les bois tendres étant plus légers que les bois durs, un mètre cube de plaquettes de bois tendre ne fournit généralement que les 2/3 de l’énergie fournie par un équivalent en bois dur. Il est donc important de se faire préciser l’essence au moment de l’achat du produit. La norme Qualifl am’Bois a regroupé les essences en trois groupes :
Dans les transactions commerciales, on utilise la tonne ou le mètre cube apparent de plaquettes (M.A.P) qui définit le volume d’encombrement du produit.
Quand on achète à la tonne, il faut bien se faire préciser le taux d’humidité pour ne pas payer plus cher un produit humide qui chauffe moins qu’un produit sec.
Une tonne de plaquettes « feuillu dur » sèche à 20 %, représente un volume d’environ 4 M.A.P.
Un stère de bois fournit environ 1,5 M.A.P après broyage.
Il s’agit du poids d’eau contenu dans le produit par rapport au
poids total du produit. Un bois fraîchement coupé a souvent un
taux d’humidité de 50 % : on a autant de poids d’eau dans le bois
que de matière sèche.
Chaque fournisseur de chaudière doit spécifier au client les
valeurs d’humidité optimum de la plaquette à utiliser pour un bon
fonctionnement du matériel.
Préférer les matériels de chauffage bénéficiant du label flamme verte http://www.flammeverte.com. Ils garantissent à l’utilisateur les plus hautes performances énergétiques et environnementales.
L’achat et l’installation d’une chaudière à bois déchiqueté peuvent faire l’objet d’aides financières incitatives :
Des professionnels du bois de chauffage se sont engagés à respecter une charte de qualité au sein de l’Association Qualiflam’bois. Elle garantit aux clients les points suivants :