Le Chêne rouge d’Amérique est un
feuillu qui peut atteindre 25 m de
hauteur. Il présente un houppier développé
avec de grosses branches redressées.
Son écorce, longtemps lisse, se crevasse
vers 20 - 30 ans.
Les feuilles sont alternes, grandes (12 à
20 cm) avec des lobes très marqués à
pointes fines. Elles prennent une couleur
rouge vif à l’automne.
La floraison du Chêne rouge a lieu en mai. Les glands assez gros présentent une cupule aplatie. Ils mûrissent en 2 ans.
Le climat de Poitou-Charentes n’est pas un facteur limitant pour
l’installation et la croissance de cette essence. Le Chêne rouge résiste
mieux que les chênes indigènes aux grands froids et aux gelées tardives. Il
se développe particulièrement bien dans les zones les plus arrosées de la
région (Gâtine et Confolentais).
C’est une essence qui préfère les sols légers, même très acides. Le chêne rouge craint les sols superficiels et ceux qui présentent des traces d’hydromorphie en surface. Il ne supporte pas le calcaire actif.
Le chêne rouge est très apprécié par les cervidés
(abroutissement et frottis).
Ses ravageurs sont peu nombreux hormis la maladie de l’encre
due à un champignon racinaire.
Le Chêne rouge d’Amérique croît
rapidement dans le jeune âge. Il
doit être exploité vers 60 ans pour
éviter les risques de pourriture du coeur
et les dépérissements qui apparaissent
fréquemment vers 80 ans. Son
accroissement est souvent supérieur
à 8 m3/ha/an. C’est une essence qui
rejette de souche.
Son bois est de bonne qualité mais il n’atteint jamais les classes de qualité supérieure des chênes indigènes (chênes sessiles et pédonculés). Les usages les plus courants sont le tranchage, l’ébénisterie, les menuiseries intérieures (mauvaise conservation du bois en extérieur).
Le chêne rouge occupe une place limitée dans la région. Il est utilisé en reboisement essentiellement dans le Confolentais, dans les Argiles à silex, la Gâtine et la Double. Sa régénération naturelle est fréquente et abondante.
| Objectifs | Age d’exploitabilité | Densité finale par ha | Circonférence d’exploitabilité |
|---|---|---|---|
| Futaie régulière bois d’oeuvre Itinéraire à privilégier pour les boisements, les reboisements ou les enrichissements de taillis sur stations mésophiles (fougère). | 50/70 ans | 80/120 tiges | 150/180 cm |
| Futaie régulière petit bois d’oeuvre et bois d’industrie Itinéraire de « rattrapage », concernant les peuplements déjà installés mais souffrant d’un retard d’éclaircie. | Age et densité varient en fonction du peuplement initial : peuplement hors norme car trop dense | > 130 cm | |
Boisement et reboisement en plein
| Opérations/situations | Régénération naturelle | Régénération artificielle | Transformation des taillis | |
| taillis peu dense | taillis dense | |||
| Reboisement | Coupe rase sur glandée ou semis acquis ; dévitalisation des souches du peuplement semencier souhaitable | Débroussaillement sous-solage et/ou labour en plein ou en bandes émiettage. | Coupe rase soignée ou arasement des souches dévitalisation des souches travail superficiel du sol | Coupe rase sur glandée ou
semis acquis ; dévitalisation des souches du peuplement semencier souhaitable. |
| Densité et plants, ou graines | Semis de 40/50 kg/ha au printemps (distance 20 à 30 cm) sur la ligne plantation de 1 600 plants/ha (1+1 ou 1S1) lignes distantes au plus de 3,5 m provenances : 1er choix : QRU901 Nord ouest ; 2ème choix : QRU 902 Est et QRU903 Sud ouest | |||
| Entretiens | Cloisonnement à réaliser au cours des 10 premières années (bandes de 5 à 10 m de large) | Entretien mécanique entre les lignes au cours des deux premières années puis périodique (rotation entre 2 et 5 ans) traitement chimique, si nécessaire, localisé sur la ligne avec un anti-graminées ou pour contrôler le développement des rejets au cours des deux premières années maximum taille de formation nécessaire si accidents climatiques | ||
| Dépressages | 1 à 3 dépressages laissant entre 1 200 à 1 600 tiges/ha à 12 -15 ans | |||
| Première éclaircie | Avant 14 m de hauteur totale laissant une densité de 900 tiges/ha | |||
| Eclaircie suivante | Rotation 7 ans maximum. Intensité enlevant 30 à 40 % du nombre de tiges à chaque passage | |||
| Elagage | En un seul passage : élagage sur 6 m de haut et après désignation des 160 à 200 tiges d’avenir/ha (dominants
bien conformés) juste avant la 1ère éclaircie. En deux passages : - sur 3 m quand les arbres ont 8 à 9 m de hauteur totale et sur 200 à 250 t/ha ; - sur 6 m juste avant la 1ère éclaircie sur 160 à 200 tiges /ha. | |||
| Opérations | Observations |
|---|---|
| Installations | Travail superficiel (à l’aide de disques forestiers) après dévitalisation des souches ou dessouchage
en bandes. Plantation 400 à 600 plants/ha cadastral (à 3 m sur des lignes distantes de 5 à 10 m) Protection individuelle contre le gibier sur 400 plants/ha en présence de cervidés. |
| Entretiens | Dégagements manuels voire chimiques sur les lignes tous les 2 à 5 ans (anti-graminées ; contrôle du développement des rejets). |
| Première éclaircie | Dégagement des 160 à 200 plus beaux chênes rouge en supprimant les 3 ou 5 arbres les plus concurrents (brins de taillis ou autres chênes rouge) quand le peuplement atteint 14 m de hauteur totale. |
| Eclaircies suivantes | Idem 1ère éclaircie à rotation de 7 ans maximum. |
| Elagage | Recommandé en 1 seul passage (6 m sur 160 à 200 t/ha quand la hauteur avoisine les 14 m). |
| Opérations | Observations |
|---|---|
| Ecalircies | Éclaircies prudentes à rotation de 3 - 5 ans enlevant entre 15 et 25 % du nombre de tiges par passage. |
| Elagage | inutile |
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