- Les coopératives se regroupent pour s’adapter au marché -

Créées à l’initiative de la profession, les coopératives forestières se sont attachées à mettre à la disposition des sylviculteurs des méthodes, des techniques et des services destinés à améliorer la rentabilité de leur forêt.

Depuis leur création, et particulièrement ces dernières années, ces organismes ont vu se développer une dynamique de regroupement et/ou d’union, dans le même temps que des démarches qualité voyaient le jour : certifications PEFC(1) et ISO 14001(2). Il était devenu nécessaire d’offrir une meilleure capacité à répondre à des marchés de taille croissante qu’ils soient locaux, nationaux ou européens. Une puissance financière accrue devenait nécessaire pour financer les stockages de bois et les risques client. Actuellement, sept coopératives importantes couvrent le territoire français et représentent à elles seules 90 % de l’activité de la coopération forestière. Au plan national, il semblerait que la majeure partie des fusions soit réalisée. La tendance actuelle est plus à la mise en place de projets inter-coopératives ou d’accords commerciaux pour approvisionner de grandes unités industrielles.

En Poitou-Charentes deux coopératives interviennent : la Coopérative Forestière Garonnaise et la Coopérative Agricole et Forestière Sud Atlantique.

La coopérative COFOGAR créée en 1975 afin de fédérer et développer l’activité populicole de la vallée de la Garonne est aujourd’hui devenue le groupe COFOGAR doté de 5 filiales (négoce, scieries, …). Ce groupe achète désormais toutes les essences et couvre un grand quart sud-ouest, dont la région Poitou-Charentes.

La CAFSA, quant à elle, résulte de la fusion en 1994 de quatre coopératives forestières, nées dans le massif landais au lendemain des grands incendies de 1949. Partant de l’implantation territoriale de la Coopérative Agricole Forestière Périgord Limousin Saintonge, la CAFSA s’est rapidement développée dans la région grâce aux fusions avec la Coopérative de Baignes puis avec celle de Poitou-Charentes. La CAFSA intervient aujourd’hui sur trois régions (Limousin, Aquitaine, Poitou-Charentes) et s’est dotée de trois filiales spécialisées (pépinière, négoce de bois, informatique d’entreprise et systèmes d’information géographique).

Ces deux groupes ont maintenu et développé des agences réparties sur la région.

En Poitou-Charentes, deux projets associant le CRPF et les coopératives forestières devraient voir le jour prochainement : le premier, en liaison avec les experts forestiers, s’attache à l’amélioration des peuplements naturels par l’installation en commun d’un réseau de parcelles témoin. Le second projet réside dans le lancement, soutenu par le Conseil Régional, des plans de développement de massif sur cinq secteurs répartis dans les quatre départements, au profit de tous les propriétaires concernés.

Deux occasions de montrer que des compétences partagées permettent d’être plus efficace au service du plus grand nombre.

Missions des coopératives forestières :
 la gestion des forêts privées (plans simples de gestion, conseils, travaux sylvicoles, marquages de coupes, …) ;
 le regroupement économique des sylviculteurs et de l’offre de bois ;
 l’organisation de la récolte et de la logistique avec un réseau d’entrepreneurs ;
 la gestion d’approvisionnements contractualisés avec l’aval.

(1) PEFC : Démarche commerciale visant à prouver que le bois exploité provient de forêts gérées durablement. (2) ISO 14001 : Prise en compte de l’environnement dans l’activité de l’entreprise.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Mathieu FORMERY
CRPF
1er trimestre 2006 53 Economique
Dans la même rubrique
  1. Le séchage est indispensable à la mise en œuvre du bois
  2. Le prix des forêts a progressé entre 2000 et 2006
  3. La filière bois bûche se professionnalise
  4. Regain d’intérêt pour une énergie renouvelable bon marché : le bois
  5. Les coopératives se regroupent pour s’adapter au marché
  6. Bien choisir sa méthode de vente de bois
  7. Le tiers des bois commercialisés en France est destiné à la trituration
  8. La vente bord de route permet de valoriser les bois grâce au tri
  9. De nombreux paramètres influent sur le prix d’achat d’une coupe de bois d’œuvre
  10. Les beaux jours du piquet de châtaignier et de robinier
  11. La filière bois constitue un atout majeur pour la région Poitou-Charentes
  12. Des plans de massifs pour dynamiser la gestion forestière des petites propriétés
  13. Un contrat de vente écrit pour éviter les contentieux
  14. Inflation sur les travaux
  15. La valeur d’une forêt ne dépend pas que du sol et du peuplement
  16. L’ECIF : un nouvel outil de restructuration foncière basé sur le volontariat
  17. Le boisement contribue à protéger la ressource en eau
  18. Toute vente de bois doit être suivie de près
  19. Le chauffage aux granulés de bois fait son entrée en France
  20. L’ECOCERTIFICATION, le prix à payer pour vendre ses bois.
  21. Du concentré de chêne pour bonifier les eaux de vie
  22. Un gisement de bois régional important : les produits connexes des industries
  23. Un taux réduit de T.V.A. accessible à tous
  24. Le peuplier, emballage propre
  25. L’abattage du châtaignier se mécanise
  26. Une embellie sur le marché du chêne
  27. Tonnellerie : des fûts en manque de chênes régionaux
  28. Baisse de la TVA à 5,5 % pour les travaux forestiers
  29. Commercialisation et reconstitution : l’union fait la force
  30. Seules les forêts assurées seront indemnisées
  31. L’élagage du pin maritime est payant
  32. Mécanisation : une machine abat le travail de six bûcherons
  33. Modes de vente : mode d’emploi
  34. Des premiers résultats encourageants pour les Plans de Développement de Massif
  35. L’éclaircie de taillis : un investissement qui rapporte
  36. La Région finance le boisement des périmètres de captage d’eau potable
  37. En populiculture, la valeur n’attend plus le nombre des années
  38. Les 24 millions d’arbres replantés seront à couper d’ici quarante ans
  39. Le bois nouveau pétrole vert ?
  40. Deux nouvelles usines de déroulage de peuplier pour le grand Sud-Ouest
  41. Un film au service de l’éclaircie de taillis
  42. La surface des forêts françaises commence à diminuer
  43. Des reboisements de qualité mais plus économiques
  44. L’industrie du châtaignier s’adapte aux nouveaux marchés
  45. La comparaison économique entre régénération naturelle et artificielle s’avère délicate
  46. La filière peuplier menacée en Poitou-Charentes
  47. Développer les usages du bois sans augmenter les importations
  48. Marais poitevin : le peuplier sur la sellette
  49. Le chauffage aux bûches doit se moderniser pour mériter le titre d’énergie propre
  50. Tempête et incendie : un nouveau contrat d’assurance pour les sylviculteurs
  51. La chasse peut améliorer les revenus forestiers
  52. Une étude confirme l’efficacité des plans simples de gestion
  53. La ressource forestière régionale ne couvre pas les besoins de l’industrie
  54. Feuillus précieux : des marchés réduits, une demande fluctuante
  55. La filière peuplier aide financièrement la replantation
  56. Vente de bois : une cotisation obligatoire pour l’interprofession forestière
  57. L’essor du bois énergie sera-t-il compatible avec la ressource ?
  58. Les plants de peuplier soumis à redevance
  59. La Cotisation Volontaire Obligatoire : quelques précisions importantes
  60. Après les résineux, l’exploitation mécanisée se développe dans les taillis
  61. La tonnellerie charentaise en tête de la production mondiale
  62. Cuber et estimer une coupe est un vrai métier
  63. Des aides financières localisées pour améliorer les peuplements feuillus
  64. Nouveaux financements privés expérimentaux pour relancer la populiculture
  65. Pas de populiculture rentable sans élagage
  66. Le prix du Chêne en forte hausse
  67. L’intervention d’un gestionnaire forestier est un investissement nécessaire
  68. 2000 chênes pour faire renaître un bateau