- Les entreprises forestières sortent du bois grâce à leur syndicat -

M. REDON et F. ALLARD

A droite, Fabrice ALLARD, Vice-Président de l’Union Régionale des Entreprises Des Territoires (UREDT – Tél. : 05 49 44 75 19), et à gauche Mickaël REDON représentant de la commission forêt.

Bois et Forêts : Pouvez-vous nous présenter votre organisation syndicale ?

Fabrice Allard – Mickaël Redon : L’Union Régionale des Entrepreneurs des Territoires a été créée en 2005. Elle compte aujourd’hui 265 adhérents dont les activités se répartissent entre travaux agricoles, travaux ruraux et travaux forestiers. Le nombre d’adhérents est en progression régulière. Les missions du syndicat s’orientent autour de trois grands axes :

  • défendre, informer et communiquer sur nos métiers ;
  • accompagner et former tant les chefs d’entreprise que les salariés dans les mutations d’ordre économique, social et réglementaire ;
  • assister les adhérents dans les démarches qualité (PEFC, Quali Territoire, …). Émilie Dutartre, animatrice depuis 2008, répond aux demandes d’information des Entrepreneurs de Travaux Forestiers (ETF) comme des propriétaires forestiers.

B. & F. : Quelles sont les difficultés rencontrées par les ETF ?

F. A – M. R : Les entreprises forestières sont souvent mal connues. Elles regroupent les métiers liés à l’exploitation forestière, au débardage et à la sylviculture. L’ETF est un prestataire de service qui intervient à la demande des coopératives, des experts ou des propriétaires forestiers. Nous sommes des professionnels engagés dans des démarches qualité comme la certification PEFC. Ainsi nous devons respecter certaines obligations telles que les cahiers des charges d’exploitation et de débardage. Les propriétaires et les élus locaux ont souvent une image négative de notre métier (ornières, chemins défoncés, etc. …). Pourtant, nos métiers ont profondément évolué ces quinze dernières années. Les conditions de travail et les rémunérations se sont améliorées, l’utilisation de matériels de plus en plus évolués rend nos métiers de moins en moins pénibles. Pour autant il est difficile pour nos entreprises de recruter du personnel qualifié. Les relations avec les centres de formation professionnelle sont à conforter. Des passerelles sont à construire avec ceux d’Aquitaine et du Limousin qui proposent des formations spécifiques de conducteurs d’engins forestiers.

B. & F. : Quels sont les projets du syndicat ?

F. A – M. R : Nous réalisons actuellement un annuaire des ETF de Poitou-Charentes lancé en collaboration avec le CRPF, financé par le Conseil Régional et l’Union Européenne (FEADER). L’objectif est de recenser, de localiser les ETF de la région et de détailler leurs activités. Ceci permettra aux propriétaires forestiers, aux gestionnaires et aux collectivités de trouver une entreprise à proximité de leurs chantiers. Nous mettons également en place une lettre d’information régulière afin de communiquer sur nos métiers et nos actualités. Enfin, nous voulons promouvoir notre profession auprès du grand public et des jeunes afin de faire connaître les spécificités des emplois locaux que nous pouvons proposer.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Bois et Forêts
4ème trimestre 2014 88 L’Interview
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