Ce sont des zones linéaires creusées naturellement ou artificiellement, qui permettent l’écoulement des eaux.
Ils constituent des biotopes intéressants pour les reptiles et certaines libellules.
C’est également le lieu de reproduction des amphibiens (grenouilles et crapauds), etc...
En bordure des routes et chemins, ils permettent l’assainissement de ces voies d’accès.
Les curages et reprofilages réalisés au printemps et en été entraînent la destruction des oeufs et des têtards. De plus, ces opérations peuvent engendrer la déstabilisation des bordures.
Les curages sont réalisés à la fin de l’été ou au début de l’automne.
On adoptera des profils trapézoïdaux afin de favoriser l’installation de la végétation herbacée et arbustive qui maintient les berges.
Lors de la création de fossés, il faut éviter les tracés rectilignes. Les courbes réduisent le courant et favorisent l’implantation d’une vie animale et végétale.
Ce sont des zones fortement pentues situées généralement en bordure des routes et des chemins. Les talus peuvent être apparentés à des pelouses ou à des lisières.
L’exposition, la pente et les fauches régulières permettent le développement d’espèces végétales rares, dont les orchidées.
Ce sont également des endroits où vivent et se reproduisent les sauterelles et les criquets. Les talus broussailleux sont des lieux de guet pour les oiseaux et des refuges pour les reptiles.
L’utilisation de désherbants est le principal facteur d’altération de ces milieux.
Le fauchage précoce des talus est préjudiciable aux espèces animales.
Dans tous les cas, les traitements chimiques sont à éviter. Sur les talus herbeux, la pratique d’une fauche tardive (septembre) permet de contrôler la végétation.
Pour les talus broussailleux, la fauche annuelle sera plus précoce (en juin) en maintenant si possible quelques buissons.