Les friches sont des terres non cultivées depuis
plusieurs années sur lesquelles pousse une
végétation spontanée où dominent les plantes
herbacées. Elles se distinguent de la jachère,
qui est une mise au repos du sol pour une
durée limitée (rarement plus de 5 ans) dans
l’assolement d’une exploitation agricole.
Friches et jachères sont toujours des milieux
temporaires en évolution constante. Le
cortège floristique qui les colonise est varié et
dépend du précédent cultural et des milieux
environnants (culture, haie, bois,…). Lorsque la
friche est envahie par les semi-ligneux (genêt,
ajonc,…) ou est couverte de buissons épineux,
elle représente alors le stade précurseur de la
forêt.
Elles occupent environ 50 000 ha dans la région.
Les friches résultent d’un abandon de pratiques agricoles, artisanales ou industrielles ou d’une non utilisation de l’espace (bords de route, anciens chemins, …).
Les friches constituent des refuges favorables à un grand nombre d’espèces animales. Insectes, oiseaux, rongeurs, reptiles et ongulés y trouvent nourriture et souvent un lieu de reproduction.
Récentes, elles sont dominées par les herbacées annuelles : avoine, colza, coquelicots,… puis par les chardons, les orties, les semi-ligneux (ronces, genévriers, genêt, ajoncs, prunellier, aubépine, ...), enfin dans une phase finale par les ligneux : bouleaux, frênes, érables, charmes, … Les cultures voisines, le précédent cultural, la présence et la composition des haies et les lisières des bois voisins influent directement sur la composition et l’évolution de la flore.
Suivant le milieu sur lequel elle se développe, l’évolution de la friche peut créer des habitats remarquables favorables à des espèces animales et végétales rares et/ou protégées. C’est le cas de l’abandon des vignes et des truffières sur les coteaux calcaires (pelouses calcaires), de l’arrêt de l’exploitation agricole des zones humides (landes humides, tourbières, prairies humides), de l’abandon des cultures et de l’exploitation des carrières dans la Double (landes sèches, mares et étangs), …
Les principales sont :
Préserver leur intérêt faunistique, floristique et paysager en évitant l’évolution vers le stade forestier.
La friche colonisée par les épineux évolue naturellement vers la forêt. Il est alors nécessaire d’éliminer les jeunes ligneux et les semis forestiers. On veillera à conserver des bouquets d’arbres et des fourrés pour maintenir une mosaïque d’habitats. Cette opération se réalise en fin d’été pour préserver la reproduction de la faune et de la flore. L’envahissement par les plantes annuelles ou par les semi-ligneux peut être contrôlé par un broyage périodique. Le fauchage ou le broyage de type « sympa » (voir schémas ci-dessous) se réalise en fin d’été.
Dans certains cas le pacage extensif par des ovins ou des caprins peut se révéler une solution intéressante. Elle est cependant difficile à mettre en œuvre sur des petites surfaces.