Ce sont des formations végétales complexes dominées par la Bruyère à balai (brande), la Bruyère ciliée et la Molinie bleue. Elles sont le résultat de défrichements anciens pour créer des zones de pacage.
Elles occupent moins de 5 000 ha en Poitou-Charentes. Les landes humides sont présentes uniquement sur des sols acides très évolués (pH < 4,5) de types podzol ou lessivé avec présence d’une hydromorphie à faible profondeur pendant une longue période de l’année.
Parmi les plantes caractéristiques du milieu, on note :
Cette formation végétale est devenue rare dans notre région. Elle comporte des plantes peu répandues telles que les rossolis, le Lycopode inondé, la Gentiane pneumonanthe et différentes bruyères.
Les landes humides participent à la diversité des milieux et des paysages et sont souvent fréquentées par de nombreux animaux :
Les menaces sont de quatre ordres :
Conserver la complexité de cette formation végétale dans laquelle le cortège des plantes caractéristiques est bien représenté. Les stades humides ouverts qui possèdent une végétation basse à rase sont à favoriser.
Le broyage de la végétation, avec récolte et exportation du broyat, est souvent la solution la plus adaptée. Cette opération se réalise en fin d’été en mettant en œuvre des mesures d’effarouchement devant les outils.
Plusieurs passages sont parfois nécessaires pour réduire les touffes de Molinie bleue (tourradons). En présence de nombreux végétaux ligneux, leur exploitation suivie d’un badigeonnage chimique des souches, en sève descendante, facilitera le passage du broyeur. Les rémanents seront soit broyés, soit enlevés avant le passage de l’outil.
La fauche de type « sympa » (voir schémas ci-dessous) constitue la méthode de gestion la plus pertinente pour conserver l’état optimum de la lande humide. Cette fauche avec récolte des produits doit être pratiquée régulièrement tous les six à huit ans.
Ce travail sera partiel sur un tiers à un quart de la parcelle, afin de conserver une diversité des âges et des zones de refuges pour la faune. Cette opération se réalise en fin d’été.
Les outils doivent être adaptés à la portance des sols. La moto-faucheuse, voire la fauche manuelle pour les zones tourbeuses à sphaignes sont parfois les seules solutions utilisables.
Dans certains cas, le pâturage extensif (bovins, équidés) reste une solution intéressante. Elle est cependant difficile à mettre en œuvre en raison des problèmes de gardiennage.
L’opération consiste à décaper un sol par enlèvement des horizons organiques afin de mettre à nu la partie minérale. Cette technique permet de recréer les stades pionniers de la végétation.
Ce décapage se réalise sur des petites surfaces de 10 à 100 m² avant le printemps ou en fin d’été. La mini-pelle est souvent l’outil le plus approprié. Les parties décapées doivent être enlevées.