Bande de transition entre un milieu forestier et un milieu ouvert (terre cultivée, prairie, friche, pare-feu, …).
La lisière est idéalement et successivement constituée d’un ourlet herbeux, d’une strate arbustive et d’une strate arborée.
Elles sont présentes par définition partout où il y a des zones boisées.
Elles ont cependant tendance à diminuer en quantité (régression des boqueteaux et des clairières en forêt) mais surtout en qualité par disparition fréquente de l’ourlet herbeux.
Ils sont multiples, à la fois économiques, environnementaux et paysagers.
Les lisières sont affectées tant au niveau de leur importance que de leur qualité :
Obtenir des lisières d’une largeur minimale de six mètres et composées de trois étages distincts : arbres, arbustes et ourlet herbacé, avec une structure irrégulière dans la longueur pour multiplier les types de milieux.
De fortes éclaircies en bordure de peuplement augmentent l’éclairement latéral et favoriseront l’apparition de végétaux arbustifs ou herbacés.
En cas d’ourlet herbacé déjà existant, il est important de ne faucher que la partie extérieure de celui-ci pour permettre l’installation d’arbustes entre la partie fauchée et la partie boisée.
La structure du peuplement sera irrégularisée en bordure dans le sens de la longueur.
En cas de replantation, on laissera une distance d’au moins six mètres en bordure de parcelle agricole pour laisser un ourlet et une végétation naturelle se développer.
La réalisation des fauches de l’ourlet herbeux en fin d’été permet la reproduction de la faune et de la flore. Etant donné l’intérêt paysager et cynégétique des lisières, les communes ou les associations de chasseurs peuvent être partenaires dans cette gestion.
La structure composée irrégulière doit être maintenue dans les végétaux ligneux. Les fauches peuvent être pratiquées par moitié tous les deux ans pour favoriser la reproduction des plantes bisannuelles.