Les mares sont des étendues d’eau stagnante, de faible superficie (maximum de 2 000 m2), et de faible profondeur (jusqu’à deux mètres). Elles ont souvent été créées par l’homme. On distingue les mares permanentes, toujours en eau et les mares temporaires.
Poitou-Charentes Nature a compté environ 30 000 mares au niveau régional, d’après les cartes IGN. Ceci n’est bien sûr qu’approximatif mais démontre que ce milieu est encore répandu, même si un bon nombre est comblé, chaque année.
C’est l’habitat privilégié des amphibiens et reptiles (tritons, grenouilles, serpents, cistudes), des odonates (libellules), des insectes aquatiques (coléoptères tels que dytiques, notonectes…) et des oiseaux (canards, poules d’eau, etc).
Les mares constituent un lieu d’abreuvement pour la faune sauvage.
Elles sont l’habitat (rives et eau) d’espèces végétales aquatiques : roseaux, potamots, iris d’eau, nénuphars.
En Poitou-Charentes, dix espèces d’amphibiens et au moins dix de libellules ainsi qu’un certain nombre de plantes rares comme les isoètes, la Gratiole officinale et les utriculaires sont inféodées aux mares. Ces espèces ont été déterminantes pour la création des ZNIEFF.
Suite à une évolution naturelle de la végétation qui les ferme lentement, de nombreuses mares disparaissent. Elles sont également l’objet de dépôts d’ordures.
En cas de besoin, un curage régulier, tous les dix ans assurera leur pérennité. Il se réalise, hors période de reproduction de la faune (de préférence en automne), par moitié et en évitant de crever le fond. Afin d’assurer un bon éclairement de la mare et d’éviter son comblement par les feuilles, on maintiendra une bonne moitié des berges dépourvues de végétation.