Cette fiche concerne le Noyer commun,
le Noyer noir et le Noyer hybride. Ce dernier
résulte du croisement entre les deux
premiers.
Le Noyer commun est une espèce champêtre
au tronc court, au houppier gros et
arrondi. Ses feuilles sont composées de
5 à 9 folioles ovales non dentées.
Le Noyer noir, de tempérament forestier,
est plus élancé. Ses grandes feuilles
sont composées de 15 à 25 folioles
lancéolées, dentées et velues en dessous.
Ses noix ne sont pas comestibles.
Le Noyer hybride présente des
caractéristiques intermédiaires : tronc
droit, élancé, houppier développé, un
peu arrondi. Ses feuilles comportent
11 à 21 folioles légèrement dentées. Les
arbres sont en général stériles.
Les noyers sont très exigeants en lumière mais redoutent les étés secs et
chauds en exposition très ensoleillée. Ils craignent les gelées tardives (le
Noyer noir est le plus sensible).
Ces arbres exigent des sols riches et suffisamment profonds (60 cm et plus)
pour assurer leur alimentation en eau l’été. Le Noyer commun tolère les sols légèrement acides à calcaires alors que le Noyer noir nécessite des terrains frais et légèrement acides.
Le Noyer hybride, quant à lui, peut occuper l’ensemble des stations
favorables à la croissance du commun comme du noir.
Les noyers étant sensibles aux frottis de cervidés, il convient impérativement
de les protéger individuellement.
Leurs principaux ennemis sont la chenille de Zeuzère (papillon), dont
les attaques provoquent le bris des pousses terminales et certains
champignons (essentiellement sur Noyer commun) qui se transmettent
par les racines.
Les noyers poussent rapidement sur sol
cultivé, bien qu’ils puissent végéter par
manque d’entretien. Leur croissance,
considérée comme normale lorsqu’elle
est supérieure à 1 cm/an sur le diamètre,
permet d’envisager leur exploitation à
partir de 50 ans (plus fréquemment autour
de 70 ans).
Leur bois est homogène, facile à travailler
et de très grande valeur. Il est utilisé en
tranchage, ébénisterie, crosses de fusil,
tournerie, sculpture. Le bois des culées
(départ des racines) donne des dessins
très décoratifs (les noyers s’arrachent et
ne se coupent pas).
Le bois du Noyer commun est le plus recherché mais les
noyers noirs et hybrides poussent plus vite et présentent
une bille de pied plus longue.
Le Noyer commun, arbre
emblématique des paysages du
Poitou-Charentes, est essentiellement
présent sur les terrains argilocalcaires.
Les surfaces consacrées à cette
essence ont diminué suite à la
mécanisation de l’agriculture. Un
programme de développement des
plantations a été mis en oeuvre au
début des années 90.
Le Noyer noir d’Amérique, et surtout
le Noyer hybride (pollinisation d’un
Noyer noir par un Noyer commun) ont
été installés sur une gamme de sols
plus large.
Les noyers sont bien adaptés aux meilleures stations des régions naturelles des Terres rouges, Terres de groies,
Saumurois, Loudunais, Champagne et Saintonge, Plaines de Thouars et Moncontour.
| Objectifs | Age d’exploitabilité | Densité finale par ha | Circonférence d’exploitabilité |
|---|---|---|---|
| Futaie régulière bois d’œuvre | 50/70 ans | 50/70 tiges | 160/210 cm |
Choix du noyer
En fonction du précédent cultural et des caractéristiques des stations (les noyers sont très exigeants), il sera possible de s’orienter vers les noyers suivants
| Peuplement initial | Station (profonde et bien alimentée en eau) |
|
|
|
| Friches et terres agricoles | pH 5,5 à 6,5 | OK | OK | |
| pH 6,5 à 7,5 | OK | OK | ||
| Taillis simple et mélange taillis futaie pauvre | pH 5,5 à 6,5 | OK | OK | |
| pH 6,5 à 7,5 | OK |
Légende : NN : Noyer noir, NH : Noyer hybride, NC : Noyer commun
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| Opérations | Toutes situations | |
|---|---|---|
| Elagage | Au profit de 80 à 100 noyers pré-désignés Densité < 210 t/ha : élagage progressif sur au moins 3 m de haut (plus si possible) Densité > 400 t/ha ou en présence d’un accompagnement : élagage possible en deux fois quand les noyers atteignent 6 m de hauteur totale. | |
| Époque : de fin mai à fin juillet les branches élaguées devraient avoir un diamètre < à 3 cm les arbres élagués devraient avoir un diamètre < à 10 cm la hauteur élaguée doit être < à 50 % de la hauteur totale de l’arbre |
| |
| Eclaircies |
| Progressives dès que les cimes se rejoignent et au profit des arbres désignés jusqu’à l’obtention de la densité finale. Intervenir sur l’accompagnement (taillis ou accompagnement artificiel) dès qu’il gêne ou concurrence les noyers |
Contrôler le bourrage : celui-ci ombrage les troncs et améliore leur forme, mais il est impératif que la tête des noyers reste à la lumière.
Préserver les plantations du « pourridié » (champignon) :
Soigner l’installation : le trou de 40 cm x 40 cm x 40 cm doit être bien ameubli.
Laisser le collet hors du sol lors de la plantation.
Lutter contre la concurrence herbacée car un excès de graminés peut bloquer la croissance des arbres ; pour cela :
Choisir un accompagnement bien adapté à la station ; pour cela contacter votre technicien forestier.
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