Ce sont des formations végétales, composées de plantes herbacées vivaces, poussant sur des sols calcaires peu épais, à faible réserve en eau. Elles subissent les sécheresses estivales. Des engorgements sont possibles en hiver, lorsque la marne recouvre le substrat rocheux.
Elles ont souvent pour origine :
Elles occupent environ 2 000 ha dans la région. Ce sont souvent des espaces résiduels, de petite superficie, très dispersés. On peut y trouver :
Les plantes caractéristiques sont :
L’influence de la topographie est primordiale. Le degré de pente, l’exposition et l’éclairement jouent un rôle important sur les réserves en eau du sol.
Plus du tiers des espèces végétales protégées en Poitou-Charentes y trouve refuge ; soit un total actuel de 56 espèces, dont la Sabline des chaumes, l’Astragale de Montpellier et un important cortège d’orchidées (l’Orchis odorant, l’Orchis singe, l’Ophrys jaune, …).
Le Chêne pubescent y est assez commun, accompagné parfois de l’Alisier torminal, du Cormier, de l’Érable champêtre, de l’Érable de Montpellier et du Chêne vert.
Les résineux sont souvent présents, même si la plupart du temps ils ont été introduits : Pin noir et Pin sylvestre. Le cortège arbustif est riche en couleurs, avec la Viorne lantane, le Genévrier commun, le Buis et le Cornouiller mâle.
Les pelouses calcaires abritent de nombreuses espèces animales rares :
Les menaces sont de trois ordres :
Préserver l’intérêt floristique et paysager en évitant la fermeture du couvert forestier.
Après colonisation par les épineux, ces milieux évoluent naturellement vers la forêt. Il est alors nécessaire d’éliminer les semis forestiers et les jeunes ligneux à la débroussailleuse ou à la tronçonneuse. On veillera à conserver des bouquets d’arbres et de fourrés (buis, genévrier,…) pour maintenir une mosaïque d’habitats.
Cette opération se réalise en fin d’été. Les produits de coupe seront enlevés de la zone ou incinérés sur place. Pour éviter les rejets, une dévitalisation chimique des souches de feuillus par badigeonnage, juste après l’exploitation, peut s’avérer utile.
L’envahissement des pelouses par le brachypode peut être jugulé par des fauches rapprochées avec exportation des produits.
Le fauchage périodique tous les deux à cinq ans avec récolte de la matière organique reste la technique la plus adaptée. Ce travail sera partiel afin de respecter les bosquets et les fourrés.
Ce fauchage se réalise en fin d’été soit en aller et retour à partir d’un bord de la zone à entretenir, soit en colimaçon à partir de son centre. Un dispositif d’effarouchement devant l’outil est souvent utile pour préserver la faune. Cette technique encore appelée « fauche sympa » sera préconisée pour l’entretien d’un grand nombre de milieux naturels.
Dans certains cas le pacage extensif par des ovins ou des caprins peut se révéler une solution intéressante. Elle est cependant difficile à mettre en œuvre sur des petites surfaces.