Ces deux arbres appartiennent à la famille des rosacées tout comme les sorbiers et alisiers. Ils font partie de notre paysage familier. Cultivés pour la saveur de leurs fruits, la valeur marchande de leur bois est malheureusement peu connue. Pourtant celui-ci est de haute qualité. Homogène, dur, lourd, à grain fin, il est apte aux usages les plus nobles : tranchage, ébénisterie, gravure, sculpture et tournerie. La ressource est en forte régression, essentiellement à cause de la reconversion des vergers haute-tige en vergers basse-tige.
Les variétés sauvages se rencontrent dans les friches, les haies et dans les lisières des bois. La dissémination s’est faite à partir des vergers. Adultes, ils n’ont qu’une taille moyenne comprise entre 15 et 20 mètres. Si le pommier a une longévité réduite (70 à 100 ans), le poirier peut vivre plusieurs siècles.
Ce dernier est une essence plutôt plastique. Il se développe sur tous types de sols, secs à très frais, argileux ou limoneux, à pH variant d’acide à basique. Le pommier est un peu plus exigeant. Il craint les sols secs, aime la fraîcheur et des sols à pH acide à neutre. Il pousse sur des terres argileuses, limoneuses et supporte certaines stations alluvionnaires.
Ces deux essences sont sensibles à la maladie du feu bactérien qui attaque les arbres de la famille des rosacées. De plus, ils ont une grande variabilité génétique.
C’est pourquoi, les travaux entrepris dès 1993 par l’Institut pour le Développement Forestier (IDF) et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont eu pour but de sélectionner des variétés résistantes au feu bactérien. Les autres critères pris en compte intéressent les forestiers : bonne vigueur, croissance soutenue, bonne rectitude et dominance apicale.
Développer ces deux arbres, outre l’intérêt paysager, contribuera au maintien d’un patrimoine cultural et à une valorisation des terrains par des bois de valeur. Pommier et poirier sont aussi appréciés des apiculteurs.
Les forestiers pourront les utiliser en enrichissement de taillis, en mélange de plantations et pour diversifier les lisières et les haies. Leur caractère sociable est maintenant reconnu, les résultats des quelques expériences sont encourageants.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| André Thillou Cédric Coureau CRPF | 2ème trimestre 2004 | 46 | Technique |