- Quelques principes essentiels d’amélioration de la biodiversité des peuplements -

Favoriser ou installer la bonne essence au bon endroit en fonction de la richesse du sol et de son alimentation en eau, en conformité avec les préconisations du Schéma Régional de Gestion Sylvicole.

Proscrire les coupes qui mettent en péril la pérennité et la qualité du peuplement, à l’exclusion des coupes de régénération, lorsque le peuplement arrive à maturité.

L’éclaircie ouvre un peuplement et permet aux différents étages de végétation qui reçoivent de la lumière de se développer
L’éclaircie ouvre un peuplement et permet aux différents étages de végétation qui reçoivent de la lumière de se développer

S’informer et informer les intervenants opérant à votre demande sur le respect des sols et des milieux fragiles lors de la mise en œuvre des exploitations ou travaux forestiers ; privilégier les entreprises ayant adhéré au cahier des charges de l’exploitation forestière durable.

S’informer sur l’existence d’espèces et de milieux réglementairement protégés et les faire connaître aux intervenants opérant à votre demande afin qu’aucune action volontaire n’aboutisse à leur destruction.

Valoriser les peuplements existants lorsqu’ils présentent des potentialités d’amélioration.

Sélectionner les arbres d’avenir et travailler à leur profit.

Permettre à une lumière diffuse d’arriver au sol (éclaircies) pour une gestion dynamique des peuplements (meilleure biodiversité végétale et meilleure croissance des arbres).

Veiller à l’équilibre forêt-gibier pour la reconstitution des peuplements et déclarer les dégâts de gibier.

Non controlées, les populations d’ongulés peuvent compromettre la régénération des peuplements forestiers
Non controlées, les populations d’ongulés peuvent compromettre la régénération des peuplements forestiers

Raisonner l’utilisation des engrais et produits phytosanitaires.

Privilégier le mélange d’essences pour augmenter la résistance des peuplements aux attaques parasitaires et aux aléas climatiques.

Adapter les coupes et travaux en fonction du paysage (ex : étalement dans le temps, choix et traitement des contours, respect des milieux ouverts…).

Maintenir de deux à six arbres dépérissants, morts et/ou à cavités /ha (sauf en bords de chemins).

Éclaircir les lisières pour réduire la turbulence des vents violents.

Préserver les milieux naturels associés que sont les mares, zones humides, pelouses, landes, les cours d’eau, etc.

Résultat de la dégradation d’un chemin, les ornières sont le milieu de vie et de reproduction du Crapaud sonneur à ventre jaune (Photo de Charente Nature Laurent Précigout)
Résultat de la dégradation d’un chemin, les ornières sont le milieu de vie et de reproduction du Crapaud sonneur à ventre jaune (Photo de Charente Nature Laurent Précigout)