Bois et Forêts : Pourquoi le pays s’est-il lancé dans l’élaboration d’une charte forestière ?
Jean-Yves Ambaud : Le massif forestier représente 1/5ème du territoire sud Charente ; c’est donc une ressource et un atout important pour l’attractivité du territoire. La mise en œuvre d’une charte forestière permet de prendre en compte tous les avantages que le territoire est à même d’attendre d’un tel gisement naturel. La préservation et la gestion durable des espaces boisés et des haies sont au cœur des préoccupations du pays. Les filières bois énergie et bois construction, déjà présentes, méritent d’être optimisées pour gérer en circuit court des besoins locaux qui ne font qu’augmenter. Dans ce but, la valorisation de la ressource locale est donc primordiale. D’autre part, l’attractivité touristique des forêts du sud Charente est indéniable et permet de créer du lien entre les habitants et les visiteurs.
B. & F. : Quelle est la finalité de ce document ?
J-Y. A. : La charte forestière n’est pas une fin en soi. Il s’agit d’un document cadre qui permettra de définir des enjeux et de hiérarchiser des actions. Ces dernières seront mises en œuvre sur une période de 10 ans. L’intérêt est d’avoir une politique cohérente au niveau du territoire et de pouvoir répondre à tous les besoins (économiques, sociaux, environnementaux) qu’impose une politique d’aménagement territorial global.
B. & F. : Comment allez-vous procéder ?
J-Y. A. : Un cabinet d’études a été choisi pour la rédaction du document, mais également pour animer des groupes de travail associant des structures locales (Association des Forêts du Sud Charente en particulier) et des représentants de la population. Cette charte forestière est menée en même temps qu’une charte paysagère. La méthode de travail retenue permet d’ordonner les demandes et remarques provenant des groupes. Ceci implique beaucoup de réunions de travail, mais c’est aussi ce qui lui confère sa vraie dimension locale. Un calendrier commun entre la charte forestière et la charte paysagère est prévu, permettant des restitutions publiques régulières. Le but est essentiellement dans ce cas, d’avoir les sentiments des acteurs sur les axes émergents. Le document définitif sera diffusé durant le premier semestre 2010, mais d’ores et déjà, les premiers enjeux et donc certaines actions seront visibles dès la fin de l’année 2009.
| Auteurs et organisme | Date | N° | Rubrique |
|---|---|---|---|
| Bois et Forêts | 2ème trimestre 2009 | 66 | L’Interview |