- Une petite entreprise pour des travaux forestiers à la carte -

Jean-François RABIN est un jeune entrepreneur de travaux forestiers installé en Deux-Sèvres depuis le 1er septembre 2009
Jean-François RABIN est un jeune entrepreneur de travaux forestiers installé en Deux-Sèvres depuis le 1er septembre 2009

Bois et Forêt  : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous installer en tant qu’entrepreneur de travaux forestiers ?

J-F. Rabin : Durant huit années j’ai formé et conseillé des propriétaires forestiers au sein d’un organisme régional de développement. J’ai souvent préconisé des travaux d’amélioration sylvicole. Bien souvent, ces travaux se réalisaient difficilement, soit par manque d’opérateurs, soit par manque de confiance entre les propriétaires et les entreprises présentes. Il y avait donc un créneau à prendre pour une entreprise unipersonnelle, adaptée au travail à la carte et disposant d’une double compétence de conseil et de mise en œuvre.

B &F  : Sur quel marché vous êtes-vous positionné ?

J-F. R : La majeure partie de mon activité est tournée vers les travaux, tels que les plantations, tailles de formation, élagages, marquages, réalisations d’éclaircies et de dépressages. Les propriétaires de plus de dix hectares représentent une part importante de ma clientèle, mais je travaille également sur des propriétés de taille plus modeste.

Je réalise aussi des éhoupages et tailles difficiles chez des particuliers. Je travaille seul, ce qui me permet d’avoir une certaine flexibilité et d’accepter des chantiers d’une durée allant d’une demi-journée à dix jours. Les chantiers de petite taille n’intéressent généralement pas les structures plus importantes. Lorsque plusieurs tâches me sont demandées dans une propriété, je m’attache à trouver des solutions pour celles qui n’entrent pas dans mes compétences (achat de grumes par exemple). Le but est qu’après mon passage chez un propriétaire, il ait une solution de mise en œuvre complète.

B &F  : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaiterait s’installer ?

J-F. R : Le plus important est d’avoir une bonne connaissance du milieu forestier et un carnet d’adresses qui permet d’avoir du travail dès le démarrage de l’activité.

Il faut également être capable de cibler les créneaux délaissés par les entreprises plus importantes tout en proposant aux propriétaires un service complet et répondant au mieux à leurs attentes. Avant de commencer, il est nécessaire de faire une bonne estimation du temps de travail effectif possible sur une année. Notre métier reste soumis aux conditions climatiques. Les tâches administratives prennent un temps non négligeable.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
BOIS et FORÊTS
CRPF
1er trimestre 2012 77 L’Interview
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