Ce sont des surfaces herbeuses situées en zone alluviale. L’alimentation en eau de ces terrains est essentiellement assurée par une nappe libre plus ou moins proche de la surface. Ces prairies se développent sur des sols riches en alluvions et sont souvent inondées une partie de l’année.
On peut distinguer :
Elles occupent 250 000 ha dans la région. Les plantes caractéristiques sont :
De très nombreux oiseaux migrateurs (limicoles et échassiers notamment) y trouvent repos et nourriture lors de leurs haltes.
Des espèces rares comme le Râle des genêts y assurent leur reproduction.
Ces prairies sont des terrains de chasse privilégiés pour les chauves-souris et les odonates (libellules). Des insectes dont le Cuivré des marais (papillon) s’y reproduisent.
La régression progressive de l’élevage a provoqué une baisse importante des surfaces en prairie.
Leur disparition s’est surtout effectuée au profit des cultures (maïs). L’apparition de boisements spontanés ou artificiels (populiculture) a entraîné la fermeture et le morcellement de ce milieu.
Assurer le maintien de grands ensembles de prairies, notamment par des mesures agri-environnementales.
Appliquer pour la populiculture des cahiers des charges qui incluent des préconisations environnementales adaptées aux spécificités locales et qui précisent les règles de culture.
L’entretien des prairies se limite à une fauche tardive annuelle après la nidification des oiseaux nichant au sol (souvent après le 15 juillet). La pratique de la fauche de type « sympa » (voir schémas ci-dessous) à vitesse réduite (moins de 10 km/h) permet la fuite des oiseaux.
Si pâturage, on limitera la charge en animaux à 1,4 UGB / ha.