- Qu’est-ce qu’un Plan de Développement de massif ? -

Une action de développement local au service des forestiers

Le plan de développement de massif (PDM) est une action de développement local au service de la forêt et des petits propriétaires forestiers et plus largement de tout le territoire concerné.

Cette approche par massif doit permettre de toucher des forêts constituées de petits propriétaires forestiers jusqu’ici trop souvent délaissés afin de trouver des solutions aux problèmes qui rendent coûteuse ou économiquement impossible la mobilisation des bois (morcellement de la propriété, qualité des bois, accessibilité des massifs, …). Cette action vise aussi à développer la multifonctionnalité de la forêt, elle s’inscrit dans l’aménagement du territoire.

Des objectifs concrets

  • Réduire les effets du morcellement de la propriété forestière par un regroupement de la gestion voire du foncier (aménagement foncier - échanges/cessions de parcelles boisées, …) ;
  • augmenter la récolte et notamment, la commercialisation des bois placés hors des circuits économiques afin d’assurer un approvisionnement adapté de la filière de transformation industrielle et le développement à terme des bio-énergies (matériaux, carburants, énergies, …) ;
  • réaliser des infrastructures collectives (routes forestières, chemins d’exploitation, places de dépôt, …) ;
  • renforcer la gestion forestière de façon durable et concertée par le recours aux plan simple de gestion, code de bonne pratique sylvicole, règlement type de gestion, groupement forestier, association de gestion, … ;

  • mettre en place des contrats de services forestiers ;
  • améliorer les peuplements (éclaircie, élagage, taille de formation) ;
  • renouveler les peuplements surannés (reboisement, régénération naturelle) ;
  • conserver les milieux exceptionnels (biodiversité remarquable et ordinaire) ;
  • développer les autres fonctions assignées à la forêt (sociale, environnementale) ;
  • s’appuyer sur la forêt pour renforcer les dynamiques de développement local et notamment, l’aménagement du territoire, le développement économique et touristique.

Ces actions de mise en valeur des forêts dynamiseront l’emploi en apportant du travail aux entreprises de travaux sylvicoles et stimuleront la mise en marché des bois auprès des scieries et des industries de transformations grâce à l’appui des organismes de gestion et d’exploitation en commun (OGEC : les coopératives forestières).

Une action en trois phases

Phase 1 : carte d’identité

Analyse du contexte socio-économique du massif, des données relatives à la forêt et à son environnement et analyse des données relatives aux propriétaires forestiers du massif. En tout état de cause, un travail de sensibilisation et d’enquête sera engagé permettant de faire remonter les desideratas des propriétaires.

Le résultat de cette phase fait l’objet d’un rapport accompagné de cartes. Il comprend de grandes propositions de gestion adaptées aux massifs et aux attentes de leurs acteurs en matière économique, sociale ou environnementale. L’ensemble est exposé aux élus et autres acteurs du territoire.




Phase 2 : propositions d’actions et d’animations

Les propriétaires forestiers sont informés du projet par courrier, lors de réunions locales ou individuellement. Une phase d’animation permet d’élaborer des avant-projets et, si les propriétaires le souhaitent, de mettre en place des structures de regroupement du foncier. Un diagnostic individuel ou collectif des propriétés peut être proposé par une coopérative, en relation avec le technicien du CRPF.

L’objectif est d’élaborer un programme de travaux sylvicoles et/ou d’exploitation en cohérence avec l’ensemble des interventions à prévoir sur le massif et en tenant compte des demandes locales. Ce programme s’attache à coordonner les interventions dans le temps sur un même secteur géographique, afin de conserver autant que possible la dynamique de concertation et de regroupement de la gestion. En fonction de la taille de sa forêt, de la composition de ses peuplements et de la valeur des produits récoltables, le sylviculteur peut choisir une gestion autonome ou une gestion groupée.

Parallèlement, le syndicat des sylviculteurs poursuit ses actions de sensibilisation pour mettre en place au niveau du massif une organisation professionnelle adaptée (groupes de travail, représentation de la propriété forestière dans les différentes instances locales, formation des responsables sylvicoles).




Phase 3 : réalisation et accompagnement

Afin d’inscrire les actions dans le temps et de s’assurer qu’elles feront l’objet du suivi nécessaire, les projets envisagés pourront être formalisés par des documents de gestion individuels (plan simple de gestion) ou par l’adhésion des sylviculteurs concernés à un document de gestion durable (code des bonnes pratiques sylvicoles, règlements types de gestion).

Sur la base d’engagements individuels des sylviculteurs, les coopératives réalisent les travaux envisagés sur le massif ou font appel aux entreprises de travaux forestiers locales. Ils organisent les récoltes des bois et leur écoulement notamment dans le cadre de contrats d’approvisionnement avec les exploitants scieurs ou industriels locaux.

D’autres actions peuvent être menées concernant, selon les cas, l’équilibre faune-flore, la fréquentation du public en forêt, la protection de l’eau, de l’air, de la biodiversité, …

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Avec le concours financier du Conseil Régional de Poitou-Charentes, de l’Europe et la participation de la Fédération Régionale des Coopératives Agricoles et du Centre Régional de la Propriété Forestière. financeurs PDM